Dans moins d'un mois, le Grand Palais accueillera du 6 au 13 novembre les Championnats du Monde d'escrime. Pour la seconde fois les compétitions handisport et valides se dérouleront en simultané. 150 tireurs venus de 26 pays s'affronteront dans le tournoi Handisport . La délégation Française sera quant à elle composée de 14 tireurs, qui n'auront tous qu'une envie : briller devant leur public.
"Une Équipe de France Handisport ambitieuse"
Pascal Godet, Directeur Sportif escrime handisport : « Nous nous présentons à ces Mondiaux en tête du classement des nations européennes. L'équipe de France est donc logiquement ambitieuse et conquérante. Notre équipe féminine est jeune et en pleine construction. Le Grand Palais est une étape importante et permettra d'acquérir un maximum d'expérience dans la perspective des Jeux Paralympiques de Londres. Chez les hommes c'est différent, l'équipe est très expérimentée et nous sortons d'une saison 2009/2010 avec d'excellents résultats en Coupe du monde. Nous espérons entre 6 et 8 médailles, dont quelques titres »
Le Pentagone se prépare à de nouvelles révélations de Wikileaks
Le Pentagone a mobilisé 120 personnes pour évaluer les conséquences possibles de la diffusion de quelque 400.000 documents confidentiels sur la guerre en Irak par le site Wikileaks, qui pourrait intervenir dès lundi, selon la presse américaine.
Afin de se préparer à cette fuite, le département de la Défense a mobilisé il y a plusieurs semaines une équipe chargée de passer au peigne fin les archives militaires et d'«estimer l'impact possible» de cette diffusion, a déclaré vendredi le colonel David Lapan, porte-parole du Pentagone.
Le département de la Défense craint que les documents ne contiennent des informations concernant des attaques contre la coalition, les forces de sécurité irakiennes, les civils ou les infrastructures du pays, a précisé le colonel, soulignant que le Pentagone ne savait pas précisément combien de documents seraient publiés.
Rendre les documents à «son propriétaire légitime»
Wikileaks s'apprêterait à diffuser 400.000 documents confidentiels sur la guerre en Irak, selon des informations de presse. L'hebdomadaire Newsweek avait évoqué en septembre "la plus importante fuite de matériel de renseignement".
Les documents proviennent d'une base de données située en Irak qui contenait «des actes importants, des rapports faits par des unités (sur le terrain), des rapports tactiques, des choses de ce type», a indiqué le militaire. Il a exhorté Wikileaks à rendre les documents à «son propriétaire légitime», l'armée américaine.
«Nous ne pensons pas que Wikileaks ou d'autres aient l'expertise nécessaire. Il ne suffit pas simplement d'enlever les noms (qui pourraient compromettre la sécurité des soldats ou collaborateurs de l'armée américaine). Il y a d'autres choses dans les documents qui ne sont pas des noms mais qui sont aussi potentiellement à risque», a ajouté le colonel Lapan.
Le site, lancé en 2006, s'était fait connaître du grand public en diffusant fin juillet 77.000 documents secrets et détaillés sur la guerre en Afghanistan, provoquant la fureur du Pentagone. 15.000 autres documents sur l'Afghanistan doivent encore sortir prochainement.
Le fondateur du site, Julian Assange, fait l'objet d'une enquête judiciaire suite à des accusations d'agression sexuelle en Suède. Il a indiqué au quotidien britannique The Guardian que le groupe Moneybookers, organisme de paiement en ligne utilisé pour récolter des dons, avait fermé son compte en août après la publication de documents sur l'Afghanistan.
Le site est "en maintenance programmée" depuis le 29 septembre, mais promet de "revenir en ligne dès que possible".
Voici quelques liens traitants de WIKILEAKS:
WikiLeaks Publishes and comments on leaked documents alleging government and corporate misconduct. wikileaks.org/
Wikileaks va encore faire parler de lui. Ce site qui s'était fait connaitre du grand public en diffusant, fin juillet, 77 000 documents secrets et détaillés ...
Le Monde.fr - Afin de se préparer à cette fuite, le département de la Défense a mobilisé il ya plusieurs semaines une équipe chargée de ... www.lemonde.fr/.../wikileaks-s-apprete-a-publier-400-000-documents-sur-l-irak_1427014_3222.html
Les Etats-Unis disposerait d’une prison secrète en Afghanistan où les détenus subissent de mauvais traitements, a assuré vendredi 15 octobre Open Society Foundation, une organisation financée par le milliardaire américano-hongrois George Soros. Lire la suite l’article
Dans un rapport intitulé ‘Conditions de détention dans une unité de contrôle de la base aérienne de Bagram’, l’organisation assure avoir recueilli le témoignage de 18 personnes qui disent avoir été emprisonnées dans cet endroit entre 2007 et 2010.
NORD-EST DE L’AFGHANISTAN
Les détenus sont exposés à une lumière ou à un froid excessifs, privés de sommeil ou encore laissés sans vêtements. La nourriture est inappropriée, et il est impossible de pratiquer sa religion, affirme le rapport. Cette ‘prison secrète’, appelée ‘prison noire’, ou ‘prison de Tor’ par les Afghans, se trouve dans le nord-est de l’Afghanistan et est distincte de la prison officielle, poursuit le document.
Un porte-parole du Pentagone a déclaré que ‘le ministère de la défense n’avait aucune prison secrète’, mais qu’une enquête était en cours pour vérifier les affirmations du rapport.
Egalement sur internet voici des liens apparentés à la prison noire :
D'anciens détenus affirment toutefois, depuis des années, avoir été incarcérés dans une deuxième prison secrète, plus petite, et baptisée «la prison noire». ...
Le conflit social qui touche la maison de retraite Saison Dorée, à Lyon, dans le 8e arrondissement, atteint aujourd'hui son quinzième jour. Au cœur des revendications des salariés de l'établissement, une réévaluation salariale et une amélioration des conditions de travail. Mais surtout, plusieurs salariés ont accusé la direction d'avoir tu des faits de maltraitance particulièrement graves commis entre patients atteints de la maladie d'Alzheimer ( Le Progrès d'hier). Des éléments totalement démentis par la direction. La semaine dernière, l'Agence régionale de santé (ARS) était alertée, et a, depuis, lancé une enquête. Hier, le syndicat CFDT Santé Sociaux du Rhône engageait une action pénale.
Nora Berra, la secrétaire d'Etat aux Aînés, a de son côté annoncé, hier, plusieurs mesures qui touchent l'établissement propriété du groupe Korian. Trois personnels soignants supplémentaires seront financés pour cette maison de retraite.
Par ailleurs, les auteurs présumés des faits dénoncés vont faire l'objet d'une consultation par l'équipe géronto-psychiatrique du Vinatier. Un établissement dans lequel ils pourraient d'ailleurs être internés. Enfin, la ministre rappelle que les cas de maltraitance doivent faire l'objet d'un signalement (en composant le 39.77). Signalement qui peut engager des contrôles d'inspection de l'Etat.
S'agissant de la suite du mouvement social, le dialogue entre grévistes et direction reste précaire et la grève pourrait donc encore se poursuivre.
Cette discipline sportive s'adresse à des participants de 13 à 40 ans qui doivent frapper un ballon de soccer modifié à l’aide d’un pare-choc spécial installé à même leur fauteuil roulant pour marquer des buts.
Adaptée du soccer, cette nouvelle discipline sportive s’adresse à des participants âgés de 13 à 40 ans demeurant dans la grande région de Québec. Des professionnels de l’Institut de réadaptation physique de Québec appuient depuis plusieurs années cette activité qui s’inscrit dans la démarche du loisir adapté mise de l'avant par les responsables du Pivot dans le but de sortir de l'isolement des personnes handicapées désireuses de se dépasser dans le cadre d'un sport de groupe. De plus en plus populaire Gagnant en popularité, ce nouveau sport rejoint près d’une centaine de participants de façon régulière. Les matchs se déroulent dans un gymnase et les joueurs peuvent rouler jusqu'à 10 km/h pour frapper un ballon de soccer modifié à l’aide d’un pare-choc spécial installé à même leur fauteuil roulant afin de marquer des buts. L’engouement est tel que la Fédération internationale de powerchair football tente d’inscrire ce sport comme discipline officielle aux Jeux paralympiques.
Figure de proue dans le domaine du loisir adapté au Québec, l'organisme communautaire Le Pivot de Beauport offre pour une deuxième année consécutive une formation sportive pour les personnes en fauteuil roulant électrique qui pratiquent le powerchair football. L'objectif poursuivi est de former une ou deux équipes qui pourraient faire partie d’une ligue interprovinciale présentement en création.
L’Association québécoise de sports pour paralytiques cérébraux est depuis février 2007 la fédération sportive responsable du développement du powerchair football au Québec. Pour plus d'information sur les activités d'entraînement des Éclairs du Pivot, communiquez au 418 666-2371.
Cela fait huit ans qu’il est ce que la société appelle un handicapé. Victime d’un accident de moto, Denis Chaussemy, 35 ans, a eu sa jambe droite amputée au-dessus du genou. Pourtant, jusqu’au 27 octobre, avec une dizaine d’autres passionnés-pratiquants, Denis va représenter la France en Argentine lors de la Coupe du monde de football des amputés. « Cela va être un grand moment », s’enthousiasme Denis quelques jours avant le départ. « Les Argentins sont de grands dingues de foot. » Une belle aventure qui met en relief un immense vide dans le paysage du sport français. « Nous ne sommes reconnus ni par la Fédération française de football ni par la Fédération française handisport. On a fait de nombreuses démarches mais chacun se renvoie la faute », regrette le Voironnais. D’ailleurs, il n’existe pas de championnat de football pour les amputés. « Je joue avec des valides aux Avenières. » Par conséquent, on ne parle pas d’équipe de France mais d’équipe française. La nuance est subtile mais, sur le terrain, elle est de taille. « C’est à nous de nous débrouiller pour avoir des financements pour payer le voyage », détaille le libero, délégué commercial chez Chartreuse Diffusion. Grâce à des soutiens privés, chaque joueur devra payer 600 euros pour l’aller-retour. Mais ce n’est pas tout, il y a aussi les équipements, les jeux de maillots, les béquilles. « C’est simple, la France c’est le tiers-monde du football handisport. Lors la dernière Coupe du monde (en Turquie, en 2007, NDLR), on avait qu’un seul jeu de maillots. On ne pouvait pas les échanger avec ceux de nos adversaires. » Amateurs à 100 %, ils ne disposent pas d’horaires aménagés. Pas toujours facile donc de poser assez de jours pour partir. « Heureusement, mon employeur est très conciliant. C’est une chance mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Notre attaquant de pointe, par exemple, n’a pas pu se dégager. On devra jouer sans lui. » Le résultat de la compétition paraît alors presque secondaire pour les Français. Leur plus grande victoire serait qu’on les appelle purement et simplement “Équipe de France”.
Un Américain très récemment paralysé à la suite d'une lésion à la moelle épinière a reçu une injection de dérivés de cellules souches embryonnaires humaines. Une première mondiale réalisée par la firme californienne de biotechnologie Geron. L'homme est traité dans le cadre d'un essai clinique, dont la première phase est destinée à évaluer la sûreté et la tolérance de ces cellules, dont l'utilisation fait polémique, autant en France qu'aux États-Unis. En cause, leur origine : un embryon humain, au premier stade de son développement (blastocyte). Le prélèvement entraînant la destruction de l'embryon, la pratique est controversée, voire totalement inacceptable pour les groupes religieux et les hommes politiques conservateurs qui considèrent l'embryon comme un être humain à part entière.
Le décret Obama
"C'est une très bonne nouvelle", s'exclame, en revanche, le spécialiste français Marc Peschanski, qui dirige le laboratoire I-Stem et qui travaille, lui aussi, sur de telles cellules. "On attendait tous cette initiative de Geron, qui avait discuté avec les agences réglementaires et réussi à convaincre la très stricte Food and Drug Administration que ses cellules embryonnaires étaient suffisamment sûres. La firme a ouvert la voie à d'autres essais."
Pour l'instant, outre-Atlantique, les laboratoires publics ne peuvent plus travailler sur ces cellules. En 2009, un décret du président Barack Obama répondait à l'attente des chercheurs en autorisant les fonds publics à financer des travaux sur les cellules souches embryonnaires. Il mettait ainsi fin à l'ère Bush, tout en établissant la distinction entre le processus de prélèvement des cellules souches qui détruit les embryons - pour lequel le financement public reste interdit - et la recherche même sur les cellules déjà prélevées qui pourra être soutenue par des fonds publics. Mal... lire la suite de l'article sur Lepoint.fr
La loi française
En France, la loi du 6 août 2004 sur la bioéthique permet la recherche sur les embryons à titre dérogatoire. Selon le dernier rapport annuel de l'Agence de la biomédecine, trente-cinq équipes étaient détentrices d'une autorisation de mener des recherches sur l'embryon ou sur des cellules embryonnaires fin 2009. Dans un rapport rendu public début juillet, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques estime qu'il "convient de passer d'un régime d'interdiction des recherches sur les cellules souches embryonnaires à un régime d'autorisation strictement encadré", ajoutant qu"'il convient de retenir comme critères d'autorisation [de ces recherches] la finalité et la pertinence scientifique et médicale du projet de recherche". Devant la presse, ses auteurs ont expliqué que ce régime ne serait "pas plus laxiste" que le système d'interdiction/dérogation. Selon eux, dans les pays où il y a un régime d'autorisation, il n'est pas plus facile d'obtenir la validation d'un projet de recherche.
Et pourtant, l'avant-projet de loi relatif à la bioéthique maintient l'interdiction de recherche sur les embryons et les cellules souches embryonnaires, mais introduit un régime dérogatoire sous condition. "Ces recherches peuvent être autorisées lorsqu'elles sont susceptibles de permettre des progrès médicaux majeurs et lorsqu'il est impossible, en l'état des connaissances scientifiques, de mener une recherche similaire sans recourir à des cellules souches embryonnaires ou à des embryons", prévoit le texte.
Usage thérapeutique
"En France, les lois de bioéthique pourraient laisser une firme comme Geron se développer, à condition qu'elle ait les autorisations", admet le professeur Peschanski. "Mais Geron a dû investir des millions de dollars et il lui a fallu cinq ans pour commencer les essais. Les hôpitaux avec lesquels la firme travaille ont dû aussi investir dans des conditions d'accueil, de préparation des cellules, de réception, de formation du personnel qui ont coûté extrêmement cher. Comment voulez-vous que de tels investissements se fassent dans un pays dans lequel a priori on pourrait du jour au lendemain décider d'interdire et donc d'arrêter ces travaux ? Nous sommes dans une situation d'interdiction avec dérogation. Ça veut dire que la dérogation peut être refusée. Ou retirée n'importe quand."
Le spécialiste estime que Roselyne Bachelot refuse d'écouter les experts et les députés compétents. Or, selon lui, sans modification des lois sur la bioéthique, il sera impossible de trouver, dans notre pays, les investissements, dans le domaine industriel et hospitalier, nécessaires au passage à la thérapeutique. "Si les résultats sont probants aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Israël et à Singapour, dans tous les pays où les gens ont commencé à travailler sur les cellules embryonnaires bien avant nous, nous devrons monter nos entreprises et faire nos essais cliniques ailleurs", affirme Marc Peschanski.
L'avocat général, Sophie Boyer, avait réclamé 17 ou 18 ans de prison au minimum. Il encourait jusqu'à 20 ans de prison.
Après trois jours de procès tendus, l'accusé, âgé de 70 ans, a reçu la sentence sans manifester d'émotion.
Il a toujours nié ces accusations mais a reconnu lors du procès avoir violé de façon répété son fils adoptif, alors âgé de 13 à 17 ans, des faits qui ne figuraient pas au dossier. "Philippe est le seul avec lequel j'ai eu des rapports, j'ai honte mais je n'ai jamais touché les autres enfants, ni les deux trisomiques que j'ai adoptés avec ma seconde épouse", a-t-il dit.
"Dans la vie on est tous un peu Judas et un peu Pierre, moi j'ai été les deux", a-t-il ajouté.
Dans les années 1990-2000, 750 enfants ou jeunes adultes ont été reçus à la communauté de Nazareth de Villecroze.
"S'il est quitte avec Dieu, s'il a réglé ses problèmes avec lui, s'il est en paix avec ses convictions religieuses, Louis Rolland n'est pas quitte pour autant avec la justice des hommes", avait dit dans son réquisitoire l'avocat général.
Pierre Thébault, édité par Jean-Baptiste Vey
Quimper aura le privilège de voir deux de ses escrimeuses disputer les championnats du monde, en novembre, au Grand Palais, àParis. Déjà parées de titres nationaux, CéciliaBerder (sabre) et Delphine Bernard (trois armes handisport) sont aussi de très bonnes copines.
Cette fois, elles l'ont, leur billet pour Paris! Pas celui qui les conduit vers un aéroport en direction des quatre coins de la planète mais au GrandPalais, en bas des Champs-Élysées. Ce petit voyage pour les championnats du monde, DelphineBernard, âgée de24 ans, vivant à Plovan (29), et Cécilia Berder, âgée de 20 ans, de Quimper mais basée à Paris, en rêvent depuis de longs mois. Pour y parvenir, ces deux sportives de haut niveau, formées à l'Escrime Quimper Cornouaille, n'ont jamais baissé la garde. La première, dans son fauteuil, et la seconde, sur ses deux jambes, ont gagné leurs places en équipe de France, portées par une volonté extrême et de très bons résultats. Des places jamais acquises d'avance. Alors, lorsque les responsables techniques tricolores les ont inscrites sur leurs tablettes de présélection, nos deux battantes ont «fait le métier», sans concession. Accumulant les heures d'entraînement, puis participant aux coupes du monde ainsi qu'aux championnats de France et d'Europe, elles ont enfin gagné leurs tickets en or. De là à croquer le même métal, au sommet du podium, «faut quand même pas rêver!», lancent-elles, tout sourire. Mais l'argent ou le bronze («surtout par équipes»), ça leur titille l'ambition quand même.
Un club comme une famille
Triple championne de France cette année à Paris, (épée, fleuret et sabre), Delphine Bernard ne disputera que les deux premières spécialités au GrandPalais. Championne de France en titre par équipes, Cécilia ne connaît, quant à elle, que le sabre («C'est une arme de bagarre et j'aime ça!»). Sélectionnée (remplaçante) aux JO de Pékin, en2008, elle a enchaîné sur le titre national senior, que «j'ai dédié à mon club quimpérois». Celui où Cécilia et Delphine, qui y évolue toujours sous l'étiquette «handisport Cornouaille», sont chez elles, en famille. Chaque fois, en effet, qu'elle peut s'échapper de Paris, où elle suit parallèlement des études de journalisme, Cécilia Berder file s'y ressourcer. Là, sa copine l'attend, si elle n'est pas en déplacement. Car, d'un côté comme de l'autre, nos deux championnes commencent à connaître le globe terrestre! «C'est bien simple, il n'y a plus de place pour un tampon sur mon passeport!», plaisante la sabreuse qui revient des États-Unis, en passant par la Russie, l'Afrique du nord, une grande partie de l'Europe et, bien sûr, la Chine. Delphine, elle, ne se doutait sans doute pas, avant sa terrible chute de ski de 2004, que sa volonté de s'en sortir par le sport (elle était alors gymnaste), allait aussi lui faire faire autant de voyages. Mais, hélas, jamais en commun. Voilà pourquoi Cécilia était à Quimper en février, pour encourager Delphine lorsqu'elle a tout raflé au Critérium de France. Ce jour-là, l'ancienne multichampionne du monde et olympique handi Patricia Picot, de Vannes, lui passa symboliquement le relais après sa retraite sportive. Aussi, quelle aubaine, pour l'une comme pour l'autre, de se retrouver dans ces championnats valides et handi sous le même toit parisien. «Nous irons nous encourager chaque fois que nous le pourrons», lancent-elles, visiblement animées d'une admiration réciproque. Alors pourquoi pas aussi en2012, pour les JO de Londres? Championnats du monde d'escrime au Grand Palais, à Paris, du 7 au 13novembre. Par Gérard Classe sur: http://www.letelegramme.com/sports/escrime/escrime-a-l-assaut-du-mondial-14-10-2010-1081746.php
Des handicapés moteurs et mentaux travaillent à acquérir le geste du tennisman.
Créé en 2003, le service sports, intégration et développement du Conseil général permet aux handicapés moteurs et mentaux la pratique de différents sports. Depuis un an, le SPS tennis a rejoint le dispositif mis en place et ouvre les portes de ses courts, chaque jeudi matin, à trois structures du département des Landes : l'IME de Dax, le château de Cauneille et le foyer Tournesol de Saint-Paul-lès-Dax, auxquels viennent s'adjoindre le foyer les Cigalons de Lit-et-Mixe et les Iris de Peyrehorade lors de journées spécifiques. C'était le cas jeudi dernier, avec une cinquantaine de sportifs handicapés qui ont participé à des ateliers et des mini-tournois, encadrés par des animateurs sportifs du Conseil général et des bénévoles du club local.
« Nous avons eu la volonté d'intégrer le sport handicap dès lors que notre club a été labellisé et que nos courts sont devenus accessibles aux handicapés », a rappelé le président Jean-Louis Cerez-Lauga. Et pour Patrick Hanus, moniteur référent auprès de la ligue de tennis pour le sport adapté et Handisport, « ces ateliers permettent, sous forme ludique, d'amener tout doucement ces sportifs différents à acquérir le geste et, après quelques heures d'entraînement, de participer à des petits tournois ». Raquette en main et petite balle jaune au bout des doigts, chacun s'est efforcé, souvent avec adresse et beaucoup de persévérance, à réaliser les exercices que les moniteurs leur ont proposés tout au long de la matinée. Par Par Merry Chivot sur http://www.sudouest.fr/2010/10/14/le-tennis-adapte-sur-les-courts-du-sps-211350-3350.php
Carcassonne. En tandem non-voyant jusqu'au pic de Nore
Ils s'étaient promis d'y arriver et ils l'ont fait ! Cathy Mignard et son conducteur Yves Voisin ont réussi un exploit : celui de rejoindre le Pic de Nore depuis Carcassonne, en tandem et en moins de 3 heures. Cathy Mignard est aveugle et membre de l'association Entre Vues Audoises (EVA). Quant à Yves Voisin, il est un cyclotouriste chevronné. Ce défi relevé a été salué comme il se doit, là-haut, sur le pic, par l'association handisport Tous Ex æquo aux côtés d'EVA. C'est ce collectif qui avait sollicité Yves Voisin. Il avait accepté avec enthousiasme d'être le premier conducteur d'un tandem non voyant, formé il y a neuf mois. Deux fois par semaine, ils ont commencé à rouler en couple, allongeant à chaque fois les distances pour enfin arriver au Pic de Nore. Aujourd'hui, trois autres tandems sont en cours de création. Source: http://www.ladepeche.fr/article/2010/10/13/926173-Carcassonne-En-tandem-non-voyant-jusqu-au-pic-de-Nore.html
S'il fut, par le passé, sélectionné en équipe des France Handisport pour participer aux jeux paralympiques, Luc Sabatier, athlète non-voyant, s'avère être un excellent coureur à pied. Participant régulièrement aux épreuves locales et régionales sur route, il vient, depuis peu, de s'ouvrir à un nouvel environnement, avec la pratique du trail. Cet apprentissage-là, de courir dans les sentiers caillouteux des Cévennes, il le peaufine régulièrement chaque mercredi avec la section athlé-santé-loisir de l'Acna, où il retrouve un guide. Seuls liens entre les deux sportifs, une corde et beaucoup d'explications sur le profil et les obstacles du parcours emprunté. Avec les yeux des autres, Luc Sabatier peut donc assouvir sa passion et son plaisir de courir, mais également démontrer son talent, car
pour ce qui est des jambes, il ne doit rien à personne, et certains se préparent, afin d'être au mieux de leur forme, avant de s'engager à l'accompagner. Comme ce dimanche, sur les 18 km du duo des Lavagnes, dans le cadre de la sortie club de l'Acna, qui avait rassemblé quarante de ses adhérents, où il a été, associé à Francis Mariani, le plus rapide des dix duos anduziens engagés dans cette épreuve. Il a terminé 33 e au scratch, parmi les 150 tandems classés. Source: http://www.midilibre.com/articles/2010/10/10/VILLAGES-Luc-Sabatier-ou-comment-courir-avec-les-yeux-des-autres-1415323.php5
C'est le seul sport uniquement pratiqué par les handicapés. Les journées "Découvertes du sport" à destination des handicapés physiques ou mentaux se poursuivent aujourd'hui encore autour du lac des Vannades. Hier, le public valide et invalide a pu évoluer en commun, sans aucune frontière, et cela a permis de nombreux échanges, non dépourvus d'humour. Au stand de tir à la sarbacane, voisin du tir à l'arc, Frédéric Moy des Archers islois explique comment fonctionne une sarbacane, à tous les publics. "On n'est pas là pour chasser le signe, comme dans les BD, dit-il. Il y a des règles de sécurité à respecter car on tire sur des blasons situés à 2,50m, avec des fléchettes en acier, très fines et acérées. La sarbacane est le seul sport exclusivement pratiqué en compétition par les handicapés. Car on n'a besoin que d'un bras et de mouvoir la tête pour pouvoir tirer. Mais la sécurité doit être draconienne! " Il existe ainsi un tir à la sarbacane pour les mal voyants avec des cibles fluos, voire pour les aveugles avec des cibles à grelots où l'on se repère au son. "Mais toutes ces activités doivent être encadrées obligatoirement. C'est le rôle du brevet d'État handisport", précise Frédéric Moy moniteur valide à 100%. À ses côtés, Alain Dalzon entraîneur de tir à l'arc pour les enfants évolue lui, en fauteuil. Mais ça ne change rien du tout à l'apprentissage de la technique. Source: http://www.laprovence.com/article/manosque/la-sarbacane-fait-un-tabac-aux-journees-handisport
Jean-Baptiste Alaize, récent champion du Monde jeune handisport à la longueur, semble suivre un destin idyllique. Pourtant, le parcours de cet athlète âgé de seulement vingt ans ne fut pas facile. Né au coeur d’un conflit, il s’en releva meurtri. Au-delà des traumatismes causés par les images d’une guerre sans merci, le jeune athlète sera directement frappé, touché physiquement. Comment reprendre le dessus sur un destin tumultueux où le premier horizon semble fait de poussière. Jean-Baptiste Alaize incarne l’envie de s’en sortir, de réussir. Il se dépasse chaque jour, notamment sur les pistes, afin de s’épanouir malgré les aléas de l’Histoire. Certes le passé pèse encore et pèsera toujours, mais l’amour pour la vie, pour le sport le pousse à aller de l’avant. Il construit ainsi son histoire, façonnée de victoires et de défaites. Jean-Baptiste nous livre son enfance, ses batailles, ses victoires et revers dans un témoignage poignant
L'actualité de l'athlétisme français, européen et mondial
Où et quand es-tu né ?
Je suis né à Muynga (Burundi) en 1991.
Au moment de ta naissance, la situation est déjà délicate depuis une vingtaine d’années au Burundi. En 1994 un nouveau conflit armé fait rage. Il s’agit d’une guerre civile entre hutu et tutsi, deux groupes humains vivants entre le Rwanda et le Burundi. Comment as-tu vécu cette période ? Que s’est-il passé de décisif pour ton histoire durant ce temps ?
J’ai vécu ce moment avec une immense terreur. J’ai eu l’impression de voir le dernier jour de ma vie lorsque j’ai vu ma mère se faire tuer devant moi. J’ai pris un coup de machette à la jambe, derrière l’oreille et à la main. J’ai senti la mort dans ma peau. Je suis resté vingt quatre heures allongé dans un bain de sang, au côté de ma mère. Puis les soldats m’ont récupéré et m’ont emmené à l’hôpital. C’est là que je me suis réveillé, et des soldats sont venus me voir.
As-tu un souvenir précis de ces événements ou bien t’en souviens-tu parce qu’on te les a raconté ?
Je me souviens de tout. C’est comme gravé dans ma tête.
Quelles ont été les conséquences immédiates suivant ce terrible événement ?
Quand je me suis réveillé, le médecin avait coupé ma jambe car elle était trop abimée.
Après cette terrible annonce, te souviens-tu de ta première réaction, sentiment ?
Même si c’était dur de voir que je n’avais plus une jambe, l’essentiel était ailleurs. Le destin venait de me sauver.
Ensuite, comment se sont enchainés les événements ?
Mon père m’a mis à l’orphelinat pour me faire adopter.
Dans quelles conditions es-tu arrivé en France ?
Je ne savais pas où j’allais atterrir. En France, j’étais dans un autre monde.
Quelle a été la place de la famille, de l’école dans ta reconstruction ?
Tout s’est enchainé rapidement car j’étais curieux. À l’école j’ai voulu apprendre, et avec la famille j’ai compris que ma place était ici.
Quelle a été la place du sport ?
Le sport m’a permis de m’en sortir. Cela me permettait d’évacuer tous mes soucis, notamment après de grosses séances d’entrainement.
Quels autres sports as-tu pratiqué avant l’athlétisme ?
Qu’est-ce qu’il te plait en athlétisme ? Pourquoi avoir choisi la longueur ?
L’athlétisme m’a permis de grandir avec mon passé. J’ai choisi la longueur car j’aime cette sensation de voler dans les airs.
Quelle est la première image de ton passé qui te vient à l’esprit ?
Celle de mon réveil, après mon accident. Et la mort de ma mère, devant mes yeux.
Quel est ton sportif préféré ?
Arnaud Assoumani, pour qui il est et ce qu’il fait. J’ai vraiment appris à le connaître au Portugal (il y a tout juste une semaine, l’Équipe de France Handisport était en stage au Portugal afin de préparer les prochains mondiaux, ndlr).
Y-a-t’il une rencontre qui t’a marqué ?
Oui, celle avec Laurent Blanc à l’occasion des Étoiles du Sport. On avait parlé un bon moment de sport, d’athlétisme et de foot.
Aujourd’hui, mis à part l’athlétisme, quelles sont tes activités favorites ?
J’aime les sports extrêmes, le moto-cross, le karting, le ski. J’aime aussi les sorties entre amis, au cinéma notamment.
Quelles sont tes envies pour les prochaines années ?
Être la vedette du handisport (rire), et changer le regard sur les handisports.
Il faut montrer que le sportif qui a un handicap est comme les autres athlètes de haut niveau.
Je dirai une dernière chose aux lecteurs : profitez de la vie au maximum !
À voir …
Meeting international en Allemagne cette année. Jean Baptiste Alaize y prend la seconde place.