vendredi 3 décembre 2010

Maltraitance: Au Liban, les "petites bonnes" sont visibles partout: tenant la main des enfants, poussant un chariot, promenant le chien.


Dans de nombreux pays, la traite des êtres humains continue, comme cela est le cas au Liban.
Impossible de les manquer. Au Liban, les "petites bonnes" sont visibles partout: tenant la main des enfants, poussant un chariot, promenant le chien. Originaires du Sri Lanka, du Népal, des Philippines ou encore d'Ethiopie, elles seraient plus de 200.000 dans ce pays dont la population avoisine les 4 millions d'habitants. Une main d'oeuvre bon marché aux conditions très précaires. Confiscation de leur passeport dès l'arrivée dans les familles, violences verbales et physiques, travail à outrance (24h/24, 7j/7)... leur situation ressemble parfois à de l'esclavage moderne.
"Parfois, les travailleurs ne reçoivent pas assez à manger, et n’ont pas de chambre privée. Dans des cas plus extrêmes encore, les migrants ne reçoivent pas leurs salaires et sont physiquement ou sexuellement abusés", écrit Caritas Liban, qui depuis 2005 propose des maisons de sûreté à ces femmes en détresse, en coopération avec le gouvernement libanais.
Evidemment toutes les employées de maisons ne sont pas maltraitées mais l'ONG reçoit tout de même de nombreux témoignages:

>Isuri* a dû quitter son pays à l'âge de 28 ans pour subvenir aux besoins de son mari handicapé et de sa fille. Arrivée au Liban le 2 avril 2005, cette Sri Lankaise était employée dans une famille pour un salaire de 100 dollars par mois. Mais, 10 mois plus tard, elle n’avait touché que 200 dollars. Victime de maltraitance de la part de l'épouse de son employeur, elle s'est tournée vers Caritas Liban en janvier 2006. Selon l'ONG, Isuri a été régulièrement frappée, privée de nourriture et a dû effectuer de lourdes charges de travail. Hébergée dans l'une des maisons de sûreté du centre, elle a reçu l’assistance sociale, médicale et légale nécessaire. Le 16 avril 2006, elle retourne au Sri Lanka mais ne récupèrera son pécule qu'après deux ans de combat, le 17 mars 2008.
>Nimasha* a, elle, été victime du torture. Arrivée le jour de Noël 2005 au Liban, après avoir quitté le Sri Lanka pour payer des soins à ses parents, elle est employée dans un foyer de cinq personnes. Rapidement, son employeur, un docteur, l’accuse de l’avoir volé et commence à la maltraiter. Selon le témoignage recueilli par Caritas Liban, cette jeune femme a reçu des coups de marteau au niveau des épaules, des mains, du dos. Son employeur lui a également brulé le bras gauche en août 2007, à l’aide d’un fil électrique. Quelques jours plus tard, les voisins ont alerté l’ambassade du Sri Lanka. Contraint, l’employeur y a transporté la jeune femme, qui a été transférée par la suite à l’hôpital. Le Centre de Migrants de Caritas Liban a alors apporté l’aide médico-sociale nécessaire à Nimasha. Une enquête judiciaire a été ouverte le 4 septembre de la même année, à l'encontre de l'employeur. Ce dernier a alors été arrêté et emprisonné. Après quelques semaines, Nimasha a retiré sa plainte en échange d’une compensation financière de 6.500 dollars et d’un billet d’avion pour rentrer dans son pays. L’employeur, lui, a été libéré.
Mobilisation pour la protection des victimes
Depuis quelques années, les autorités libanaises et la société civile libanaise se mobilisent et dénoncent de plus en plus les abus à l'encontre de ces employées domestiques. Cependant, en septembre, Human Rights Watch publiait un rapport dénonçant le système judiciaire libanais qui "n’assure pas la protection des employées domestiques". Un projet financé par l’Union Européenne s'attèle, toutefois, à sensibiliser juges, officiers d’immigration et autres gardiens à la traite des travailleurs migrants.
Mais, même si ces témoignages représentent des cas extrêmes et isolés, Caritas Liban assure recevoir encore en 2010, ce type de témoignages.
*Les prénoms ont été changés.


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mercredi 1 décembre 2010

Le thermomètre affiche 9°C. Comme tous les jours, la camionnette blanche du Samu social entame sa tournée.

« Avant de nous signaler quelqu'un au 115, ça ne coûte rien d'aller lui parler », lance Loïc. « Avant de nous signaler quelqu'un au 115, ça ne coûte rien d'aller lui parler », lance Loïc. A. SELVI / ANP / 20 MINUTES

SOCIAL La Croix-Rouge vient en aide tous les soirs aux sans-abri

Mardi, fin de journée pluvieuse. Le thermomètre affiche 9°C. Comme tous les jours, la camionnette blanche du Samu social entame sa tournée. A l'intérieur, il y a Loïc, Franck, Jacques, Olivier, Catherine et Richard. Salariés, bénévoles ou stagiaire à la Croix Rouge. Leur mission jusqu'à 23h au moins : créer du lien, mettre à l'abri et protéger du froid les personnes qui vivent dans les rues de Nice.
19 h. Portable vissé à la poche, Loïc nous fait monter. « Soirée assez calme », lance le coordinateur. Une heure que la maraude tourne et pas encore de signalement du 115. Mais au passage de relais, l'équipe de jour a transmis 3 « fiches de liaison » de personnes à aller voir.
19 h 30. Direction Pasteur. Près d'une salle de sport, on cherche une dame qui vit dans sa voiture. Une gardienne a donné l'alerte. C'est le 4e passage du samu et toujours personne... Juste une épave avec un drap pour fenêtre avant.
20 h. 1er signalement. C'est Pascal, derrière Nice Étoile. En fauteuil, planqué sous une couverture humide, il refuse de passer la nuit en centre d'accueil... mais ne dit « pas non » à un p'tit café et une clope. « Sa situation est problématique mais on emmène personne de force en foyer d'urgence », glisse Loïc.
20 h 30. Sur Jean Médecin, Henry non plus ne veut pas entendre parler d'hébergement. « La rue et moi, ça fait 30 ans que ça dure », dixit ce fana de politique qui « rêve d'une femme présidente ».
21 h. Urgences de Saint Roch. Nono nous y attend. Cet après-midi, ce gaillard plein de vie est tombé en hypothermie. La faute au froid et à l'alcool... Il y a un bail, il passait son CAP menuisier dans le 93. Ce soir, on l'emmène passer la nuit à la halte, un centre d'accueil. Il rigole : « Mets le chauffage à bloc Jacques ! ».
21 h 30. Derrière le port, voilà la halte, un lieu d'accueil d'urgence géré par l'association Actes. On y vient « pour manger un bout, dormir ou parler », dixit Marie, travailleuse sociale. Ce soir, il ne reste déjà plus que 2 lits sur 35. A la différence de la structure municipale, le lieu accueille les gens alcoolisés, sous produit, ou avec leur chien. On y dépose Nono. Il pique une colère : « Cet hiver, ça va être la galère. Il faut ouvrir plus de centre ! »
22 h 10. Poste de police, Gabriel Fauré. Comme tous les soirs, Fabrice veut une couverture. Il souffre d'un grave handicap mental. « On manque de centres adaptés », déplore-t-on au Samu social.
23 h. La soirée s'achève. La camionnette prend la Prom'. C'est dans ce décor de carte postale que Carl, un SDF de 58 ans, est mort d'une crise cardiaque samedi dernier. Jacques en parle, les larmes aux yeux. « Des fois, on se dit qu'on sert pas à grand chose. Et puis on repart... », conclut Loïc.

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mardi 30 novembre 2010

Pour la championne d’équitation handisport: « Le meilleur cavalier du monde n’est rien sans son cheval ! »

Nathalie Bizet, championne d’équitation handisport

Nathalie Bizet, championne d’équitation handisport

« Je ne regarde jamais en arrière »

Et pourtant, elle aurait de quoi se satisfaire !
Vingt fois championne de France, deux fois vice-championne du monde et médaillée de bronze aux jeux olympiques d’Atlanta, Nathalie Bizet pratique l’équitation en compétition depuis 20 ans et affiche un beau palmarès à son actif. Sa spécialité : le dressage. A 44 ans, l’engagement est conséquent. « Quand on fait des choix, on les assume jusqu’au bout ! » Et sa déficience visuelle n’est pas un obstacle puisque 80 % des compétitions auxquelles elle participe sont pour « valides ». Après un an d’arrêt en 2009, elle reprend la compétition en 2010 avec une nouvelle jument, Rubica. Pour réussir, rigueur et humilité sont ses maîtres mots. Elle l’admet : « Le meilleur cavalier du monde n’est rien sans son cheval ! ». Depuis 1998, Nathalie Bizet s’entraîne à Rambouillet (Yvelines) dans une écurie de compétition. « Je me suis expatriée par la force des choses ! Il n’y avait pas d’entraîneurs de dressage en Picardie mais je reste licenciée à Beauvais, car je suis d’ici ! ».
Agent SNCF, elle travaille dans les ressources humaines et a le statut de sportive de haut niveau. « Je bénéficie d’horaires aménagés. Tous les soirs après le travail, direction le box ! Les chevaux, c’est pas comme les vélos ! On les sort par tous les temps ! ». Son objectif ? Continuer la compétition jusqu’en 2014 et participer aux Jeux équestres mondiaux qui se dérouleront en Normandie. Une battante qui va de l’avant, on vous l’avait dit !
Source: http://www.cr-picardie.fr/Je-ne-regarde-jamais-en-arriere
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